Définition et calcul de la valeur ajoutée d’une entreprise

indicateur de performance

Dans le monde du travail, il est important de savoir se situer par rapport à ses performances, ce qui est souvent le cas d’une organisation ou d’une société. Pour ce faire, la valeur ajoutée d’une entreprise est le premier indicateur économique qui témoigne d’une richesse créée par cet agent. Il représente le niveau de richesse créé par rapport à son coût de production.

En comptabilité, la valeur ajoutée peut être représentée par le solde intermédiaire de gestion. Par exemple, elle permet au chef de l’entreprise de se positionner par rapport aux autres entreprises dans le même secteur d’activités.

Qu’est-ce que la valeur ajoutée ?

Définition

La valeur ajoutée est avant tout un indicateur financier, qui exprime la création de richesse brute d’une société ou d’une entreprise du fait de ses activités courantes. Elle peut se présenter comme étant la différence entre le chiffre d’affaires et les consommations intermédiaires, ou encore la différence entre la valeur finale d’un bien et celle des bien consommés.

En d’autres termes, il s’agit d’un supplément de valeur que l’entreprise apporte aux biens et services intermédiaires qui proviennent de tiers.

Rôle et utilité

En se basant sur certains éléments du compte de résultat d’une entreprise, la valeur ajoutée permet d’indiquer la capacité de cette dernière à générer des bénéfices. En outre, elle détermine une variable qui permet de regrouper les indicateurs-clé sur l’activité de l’entreprise et autorise les actions à prendre en contrepartie.

Différents types de valeur ajoutée

On distingue 2 types de valeur ajoutée :

  • La valeur ajoutée brute, qu’on peut qualifier de chiffres d’affaires brut par rapport aux achats consommés.
  • La valeur ajoutée nette, qui prend en compte le chiffre d’affaires par rapport aux achats consommés et aux amortissements.

Ici, le chiffre d’affaires représente la somme des produits et/ou des services vendus par l’entreprise. Les achats consommés représentent la somme de ces produits achetés par l’entreprise pour intervenir dans le processus de production. Enfin, les amortissements concernent tous les facteurs d’usure, aussi bien des équipements que des machines, des véhicules ou de tout autre biens utilisés par l’entreprise.

Comment calculer et analyser la valeur ajoutée d’une entreprise ?

augmentation valeur

La valeur ajoutée se calcule sur une période donnée, en général indiquée sur des acomptes annuels. De ce fait, on retrouve plusieurs formules de calcul de la valeur ajoutée à partir de la marge ou du résultat net.

En outre, la valeur ajoutée se calcule en fonction de la marge commerciale additionnée à la production de l’exercice, à laquelle on soustrait l’achat d’approvisionnement. Ce calcul peut impliquer les variations des stocks, les frais d’accessoires et les rabais/remises/ristournes sur les achats.

Le calcul des valeurs ajoutées peut être effectué à partir du résultat net. Ce dernier prend en compte les charges exceptionnelles, financières et celles du personnel, ainsi que les taxes, impôts et autres versements assimilés.

La répartition de la valeur ajoutée

La répartition de la valeur ajoutée se définit comme le partage de cette valeur entre les revenus du travail, celui du capital, et des prélèvements effectués par l’État. Il s’agit d’un véritable enjeu économique majeur qui revêt d’une dimension politique assez forte.

D’une part, une augmentation de la valeur ajoutée qui s’ajoute aux salaires peut favoriser l’accroissement de la demande, stimulant ainsi l’offre et l’emploi. D’autre part, si cette augmentation s’ajoute aux propriétaires du capital (les actionnaires), cela leur permettra de continuer à apporter des capitaux et de financer plus facilement des investissements.

Pourquoi la répartir ?

evolution

Le partage de la valeur ajoutée implique des enjeux à la fois économiques (PIB) et sociaux, au niveau national et régional. En effet, on remarque, selon les statistiques, que la répartition de la valeur ajoutée possède des propriétés de moyen et long terme, notamment dans les inégalités de revenu.

En effet, dans une perspective de travail, le prix des facteurs joue un rôle dans le processus de production. Autrement, si le travail nécessite une main d’œuvre « trop gourmande », il se verra remplacer par des machines. Inversement, si le capital est trop cher, l’employeur peut recourir à plus de travail, en attendant que le capital voit son prix baisser.

Qui se partage la valeur ajoutée ?

La valeur ajoutée sert de rémunération directe à l’ensemble des acteurs qui ont contribué, de près ou de loin, à la production de l’entreprise. En outre, il s’agit :

  • Des salariés, dont le salaire fait partie intégrante de cette valeur ajoutée pour rémunérer leur travail ;
  • L’État, aux travers des impôts et des taxes pour financer l’ensemble des services publics et de collectivité, tels que la retraite, le chômage et la maladie, mais aussi l’éducation, l’éclairage, etc. ;
  • Les banques, à travers les intérêts versés pour rémunérer les prêts accordés par cette dernière ;
  • Les actionnaires, qui se voient rémunérer par leurs apports en capital à travers les dividendes ;
  • L’entreprise, qui s’autofinance et poursuit sa politique de développement.